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et on dit bonjour aux étoiles - alyssa



 

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 et on dit bonjour aux étoiles - alyssa

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MessageSujet: et on dit bonjour aux étoiles - alyssa   Lun 1 Juin - 4:07


alyssa & noa
" Sauver un homme malgré lui, c'est quasiment le tuer. " - horace
ft. kristina bazan ★ crédit@carolinedaily.

Il est barré. Sur une autre planète, vers d'autres cieux. L'horizon n'est plus tout à fait horizontal et il n'en démordra pas. Sa réalité lui brûle les yeux tant elle est floue. Ou folle, il ne sait plus trop.
Noa a abusé, ce soir-là. Il a bu, il a fumé. Encore et encore. L'on peut croire que la drogue si douce n'a rien d'un poison mais en voyant la gamin, on se dira qu'il est plutôt  con d'y avoir cru si fort. Car le joint, si innocent parfois, peut devenir le pire ennemi de l'homme, de la raison et de tous les rêves que l'on se crée. Noa marche sans savoir vers où, titubant, haletant, tirant sur le joint qu'il vient de se rouler. Il ne devrait pas, il le sait très bien. Mais son cœur est en miette et le mal-être est sa glue. Alors, il continue de plonger la tête la première dans l'ivresse et la défonce, comme si toute cette stupide mascarade pouvait vraiment le sauver. Et il se ment, et il le sait. Mais son corps réclame et il est trop faible, désormais, pour refuser.

Il a quitté le bar voilà déjà longtemps mais les minutes n'ont aucune influence sur lui, pas plus que les voitures qui le klaxonnent quand il fait un écart ou les gens qui s'écartent pour éviter de le percuter. Ou qu'il les percute. Il est dans son monde, sa boule de coton. Un monde qu'il a envie de quitter mais ce n'est plus de son ressort désormais. Il est allé tellement loin dans ce monde-ci que les premiers sourires, naïfs, amusés, ont déjà disparu. Il lui faudrait tellement plus pour retrouver la joie et l'extase des premiers instants. Mais il est assez perspicace pour s'en tenir à ça. A si peu. Et alors il se surprend à planer dans une mer qui ne l'enchante plus du tout, une mer vaseuse de laquelle il ne peut se tirer. Une mer qui l'a déjà emporté vers des contrées inhospitalières, forcé à commettre des actes qu'il regrette. Une mer qui lui a pris sa chère, sa tendre, son amour d'Hailee. Alors, il déteste cette mer et il a envie d'en trouver le bord mais il n'y jamais, dans les profondeurs de ces abysses-là, absolument jamais, ni de bouée ni de phare.

Noa se rend compte que tout tangue un peu trop et qu'il doit s'arrêter. A sa gauche, le portail en fer blanc d'un parc de rue. L'herbe est humide et froide de la nuit. Il s'installe sur un banc, s'allonge dans le silence et n'arrive plus à penser. Il regarde le ciel qui s'étend devant lui. Il y a la lune, derrière tous les nuages. Il devine son halo pâle qui berce les étoiles. Noa n'a jamais rien compris à l'astronomie. Enfin si, il comprend. Mais il ne se rappelle jamais où l'on trouve les constellations. C'est un peu comme la carte de son monde, qu'il ne saisit pas tout à fait. Et puis, sur son banc, peut-être même qu'il s'endort, le bougre.

Il s'attend certainement à être réveillé par le petit matin, le pépiement des oiseaux ou les premiers cris des enfants qui se préparent à aller à l'école. Mais il se trompe. Il fait encore nuit quand elle le trouve là, allongé les yeux cachés par son avant-bras, son joint toujours entre les doigts, à défaut de l'avoir entre les lèvres. Qu'est-ce qu'elle fait là, il se le demande. Mais il est possible que la véritable question soit ce que lui, il fait là. Sur un banc d'un parc pour enfant, à une heure impossible à deviner tant il fait noir et il est défoncé, incapable de penser. Et à cette question-là, à son grand damne, lui-même n'a pas de réponse.

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Dernière édition par Noa Autenberry le Mar 2 Juin - 23:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: et on dit bonjour aux étoiles - alyssa   Mar 2 Juin - 19:30



«Et on dit bonjour aux étoiles»



Je me mordille la lèvre et ne peux m’empêcher de regarder discrètement derrière moi, pour être certaine que personne ne me suit. Dieu merci, ce n’est pas le cas. C’est fou, je crois que je regarde trop la télévision, je crois que je devrais ralentir sur les séries policières, je deviens complètement parano. En même temps, je ne sais franchement pas ce qu’il m’a pris de vouloir rentrer à pied, seule, alors que nous sommes au beau milieu de la nuit, alors que l’un de mes potes me proposait gentiment de me raccompagner. Je ne suis pas une jeune femme normale, je crois. En réalité, j’ai de plus en plus l’impression d’avoir un aimant à problèmes implanté dans le corps ou un truc dans le genre. Ouais, clairement, depuis quelques années, j’accumule les catastrophes, les plans foireux et autres conneries. Cependant, je ne suis pas certaine de pouvoir remettre toute la faute sur le destin, ou bien la malchance ; je ne suis qu’une gamine, je n’ai pas toujours fait des choix très censés et même, il m’est arrivé de carrément me planter. Notamment avec Nathaniel. J’ai pris la décision de ne plus lui parler, de couper les ponts avec lui, à cause de son départ en Australie, sans prendre la peine d’avoir une discussion franche, sans prendre la peine de lui demander de vraies explications. J’ai été conne et égoïste. Aujourd’hui, je le regrette amèrement, parce que cela fait cinq ans que je n’ai plus de nouvelles de lui, parce qu’il me manque beaucoup. Parce qu’à cause de mon sale caractère, j’ai perdu mon meilleur ami, mon pilier et que je n’ai plus personne sur qui me reposer, entièrement, quand je suis perdue, quand je suis secouée.

Mon dieu seigneur, me voilà encore en train de ressasser ces mauvais souvenirs, de remuer le couteau dans la plaie, en quelques sortes. Je suis vraiment irrécupérable. Comment se fait-il qu’après toutes ces années, je n’ai pas encore réussi à tourner la page ? Comment se fait-il que la douleur soit toujours aussi présente, lorsque je pense à lui ? Et merde. Tant bien que mal, j’essaie de chasser son image de mon esprit, j’essaie de me concentrer sur le chemin qu’il me reste à parcourir, pour enfin retrouver mon lit douillet.  
Quelques minutes passent, une petite rafale de vent me fait resserrer les pans de ma veste, tandis que je passe devant le parc pour enfants. Là, comme une gamine, je m’amuse à laisser glisser mes mains sur les barrières, essayant aussi de distinguer le banc, sur lequel j’ai gravé mon prénom et celui de Nate, il y a maintenant une bonne dizaine d’années. A ma grande surprise, je crois apercevoir une silhouette sur celui-ci, allongée, endormie peut-être. C’est bizarre et flippant. Je ne savais pas qu’il y avait des clochards par ici. Je fronce légèrement les sourcils, ne sachant pas vraiment quoi faire, ne sachant pas quoi choisir entre ma raison et mon intuition. Peut-être que cette personne a besoin d’aide, qu’elle a eu un malaise, ou je ne sais pas. Malgré mon combat intérieur, en tentant de faire abstraction de toutes les interrogations qui m’assaillissent, je me dirige vers le portail en fer blanc, puis très vite, mes pas me guident à hauteur de cet inconnu. Enfin, maintenant que mes yeux se sont un peu habitués à l’obscurité, maintenant que je peux le voir de près surtout, il s’avère qu’il ne m’est pas aussi étranger que cela…

« Noa ? »

Je me surprends à chuchoter, comme si je n’avais pas envie d’alerter tout le quartier, comme si je n’avais pas envie de le brusquer non plus. Mes relations avec lui ne sont pas vraiment au beau fixe, en ce moment. Je le dévisage durant quelques secondes, hésitant à la secouer un peu, remarquant ensuite le joint entre ses doigts. Un léger soupire s’échappe de mes lèvres, j’imagine que Noa ne doit pas être dans son état normal. C’est le moins que l’on puisse dire. Malgré quelques réticences, malgré quelques à priori, je pose une main sur l’épaule du jeune homme, me voulant rassurante.

« Qu’est-ce que tu fais ici, sérieusement ? Tu es dans un état… »

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MessageSujet: Re: et on dit bonjour aux étoiles - alyssa   Dim 14 Juin - 3:03


alyssa & noa
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Quand elle commence à parler, il l'entend à peine. A tel point qu'il a le sentiment qu'il rêve. Il doit n'y avoir personne, il fait encore noir et froid. Pourtant, la voix insiste et le tire de son drôle de coma. La nausée lui dévore l'estomac, s'allonger n'a en rien aidé. Le joint non plus. Quelle idée d'accumuler les drogues, de noyer son corps et son cœur sous tant de matières toxiques ? Quelle idée de vouloir se détruire encore et encore, de désirer oublier plus que tout les erreurs et les regrets ?
Noa déteste ce sentiment qui l'envahit. Il préférerait ne pas se rendre compte du mal qu'il s'inflige à coup de verres vidés ou de dopes destructrices. Parce qu'à être si lucide, si perspicace, il regrette toujours. Sa vie est un regret permanent. De s'être planté dans le passé et de continuer à le faire dans le présent. Il a honte de ce gars affaibli par les psychotropes, tellement honte qu'il en reprend. Cercle vicieux,   Ouroboros infernal.
A peine éveillé, à peine endormi, Noa craint d'ouvrir les yeux. Que va-t-il trouver ? Qui va-t-il trouver paraît plus juste. Il ne pense pas à Primrose une seconde. Peut-être devrait-il. Et si, un soir, c'était elle qui le découvrait, en proie à tant de démons ? Évidemment, sa réaction serait toute autre. Mais il ne pense pas à Prim. Alors, il s'étire un peu, laisse le halo d'un réverbère caresser le visage d'Alyssa. Il la reconnaît sans mal. Il n'essaie même pas de mentir sur son état. Rien de ce qu'il n'ira inventer sera crédible. Elle a posé sa main sur son épaule, présence à la fois chaleureuse et gênante.

-Tiens donc qui voilà ? Alyssa...

Il a le sentiment de parler trop fort mais il murmure, tout autant qu'elle. Dans le silence qui les entoure, il n'a même pas besoin de hausser davantage la voix pour se faire entendre. Il se frotte les yeux avec le dos de la main et réalise le joint entre ses doigts. Il y a encore à fumer mais il sait que ça n'a rien de raisonnable. Alors, il s'étend du plus possible et balance le mégot dans la poubelle à côté du banc. Noa a bien des défauts, l'on peut lui reprocher d'innombrables choses. Mais il est loin d'être bordélique, le drôle. Et les chewing-gums sous les tables et les pupitres à l'université, les mégots de cigarettes sur le pavé, les fringues qui traînent partout sans raison sont autant de détails qui l'insupportent. Alors, même défoncé, déphasé, à la limite de vomir, il a ce réflexe. Eco-citoyen ? Allez savoir s'il sait seulement ce que cela veut dire. Mais les choses ont leur place. Et le cadavre de son joint a la sienne au fond de la poubelle du parc.

-Rude soirée, ouais, répond-il simplement à la remarque de la jeune fille.

Il n'a pas envie de préciser, même s'il pressent que son état en dit plus que ses mots. Et puis, ce n'est pas comme si c'était une inconnue. C'est Alyssa. Ils se connaissent depuis si longtemps déjà. Le lycée, ça remonte à loin. Du temps où Nathan était dans les parages. Du temps où Primrose lui rendait ses baisers sans penser à cette nuit dévastatrice où elle l'a trouvé avec quelqu'un d'autre. Du temps où tout était rose et beau.
Il se redresse. Trop vite peut-être. La mer tangue dans son estomac et il a à peine le temps de s'avancer vers la poubelle pour y vomir. Et là, soudainement, sans comprendre vraiment pourquoi, il pense à Primrose. Et les larmes lui montent aux yeux. Il imagine sa tête lorsque Alyssa lui racontera qu'elle l'a trouvé là, incapable de se gérer seul.
Quelques minutes plus tard, il ne se sent pas réellement mieux mais il n'a plus rien à vomir. Il essuie les larmes sur ses joues, puis les commissures de sa bouche du dos de la main.

-J'suis désolé Alyssa... que tu m'voies comme ça. Tu... peux rentrer, j'vais rester là encore un peu je crois.

Il ne sait pas qu'elle habite juste à côté. Donc Noa, il pense surtout qu'elle serait mieux dans son lit, à cette heure avancée de la nuit. Et puis, il n'a pas le sentiment de mériter d'être soutenu par quiconque. Et il est encore dans un monde un peu flou où la réalité n'a pas la même saveur pour lui que pour les bonnes gens, ceux qui sont sobres.

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MessageSujet: Re: et on dit bonjour aux étoiles - alyssa   Dim 21 Juin - 22:47



«Et on dit bonjour aux étoiles»



A l’heure actuelle, je crois que si mon père pouvait me voir, il me dirait que je suis complètement cinglée, que je ne suis qu’une gamine inconsciente et que je cherche vraiment les ennuis. Ouais, il ne serait pas content du tout. C’est certain. En même temps, quel parent serait heureux de voir son enfant se balader, seul, dehors, au beau milieu de la nuit ? Quel parent serait content de voir sa progéniture accoster un inconnu, ou presque, dans un parc pour gosses ? C’est bizarre et totalement stupide, je ne peux pas le nier. Cependant, malgré ma tendance à être parano, malgré le fait que je sois une véritable froussarde, je n’ai pas pu m’empêcher de m’approcher de ce fameux banc, de fourrer mon nez dans les affaires de quelqu’un d’autre, en quelques sortes. Est-ce ma curiosité maladive ou mon besoin irrépressible de venir en aide aux gens, qui m’a poussé jusque là, dans cette situation ? Je n’ai pas tellement le temps de m’attarder sur la question, ni l’envie d’ailleurs, puisqu’après une ou deux minutes, je découvre que l’inconnu, le « clochard », est Noa. Enfin, pas forcément celui que j’ai eu l’habitude de côtoyer au lycée, mais plutôt celui qui semble avoir passé une soirée mouvementée, qui semble avoir abusé des substances illicites. Super ! Je ne pouvais pas rêver mieux. A cet instant précis, une immense bataille se joue dans mon esprit : D’un côté, j’ai très envie de tourner les talons, de le laisser tranquillement finir sa nuit sur ces planches, j’ai très envie de fuir, tandis que de l’autre côté, je ne me sens pas capable de l’abandonner, alors qu’il me paraît assez mal en point, je ne me sens pas capable de faire comme si je n’avais pas remarqué l’état dans lequel se trouve l’ex-copain de l’une de mes plus proches amies. Comment a-t-il atterri ici, sérieusement ? Que suis-je censée faire avec lui, ou de lui, plutôt ? Dois-je appeler Primrose à la rescousse ? Non, très mauvaise idée.

Une main posée sur l’épaule du jeune homme, comme pour le rassurer, je lui demande doucement des explications. Je ne veux pas le brusquer, je n’ai pas envie qu’il pense qu’on veut l’agresser ou je ne sais quoi. Il manquerait plus qu’il riposte et que je prenne un coup de poing. Bref. Plus sérieusement, pour être totalement honnête, je dois bien admettre que je ne sais pas trop comment me comporter avec lui, maintenant et aussi les autres jours, où j’ai la chance de le croiser. Qu’il soit sobre ou non. Noa est un vieil ami du lycée, on se connaît depuis longtemps et plutôt pas mal, même si nous ne venons pas du même milieu, même si à priori nous n’avons pas grand-chose en commun. En fait, si je me souviens bien, c’est grâce -à cause- de Nathaniel, que nous avons commencé à nous fréquenter et que par la suite, je suis devenue assez proche de Primrose, la copine de Noa. Enfin, l’ex, ou je ne sais plus trop. C’est compliqué entre eux. Réellement. Bien évidemment, en tant qu’amie et confidente, je connais les principales raisons de leur rupture, je sais qu’il n’a pas été correct avec elle, qu’il a franchement merdé. Comme lors d’un divorce, les gens de la bande ont dû, plus ou moins, choisir un camp et j’ai décidé de soutenir Prim. Normal, je me suis toujours mieux entendue avec elle et puis… Noa est le pote de Nathan. Ne plus trop le calculer revenait presque à repousser encore plus loin mon ancien meilleur ami. Cela revenait presque à l’effacer, à moins souffrir, je crois. Enfin bon, quand j’ai pris l’initiative d’être plus froide avec Noa, je pensais que ça allait m’aider à ôter quelques images de mon esprit, quelques souvenirs, je pensais que c’était une bonne chose. Maintenant, je me rends compte que c’était complètement débile et inutile. Ca n’a pas marché du tout.

Un léger frisson parcourt mon corps et je sors immédiatement de mes pensées. Ma décision est prise, je ne vais pas fuir et de toute manière, même si je l’aurais souhaité, je ne peux plus, je n’ai plus le choix, je suis coincée ; le jeune homme est désormais éveillé et il m’a reconnu. Dieu merci. Après quelques secondes, il confirme que sa soirée a été plutôt mouvementée, sans forcément s’attarder sur la question. Peut-être a-t-il peur que je répète tout à son ex ? Peut-être n’a-t-il tout simplement pas la force de tout me dévoiler ? Au final, qu’est-ce que ça change, hein ? Je n’insiste donc pas. Je me contente de le couver du regard, restant à une distance raisonnable, ne sachant pas trop comment m’y prendre avec lui, pour être franche.
Alors que je m’apprête à reprendre la parole, il finit par se redresser et j’ai tout juste le temps de me détourner, avant qu’il ne commence à vomir dans la poubelle d’à côté. Je pose une main sur ma bouche et tente de ne pas lui prêter attention. C’est horrible. Je crois que je vais être malade moi-aussi… Je respire un bon coup. Heureusement, Noa semble avoir rendu tout son repas, ainsi que les autres saloperies qu’il a pu ingurgiter durant la soirée. Je peux à nouveau lui faire face et l’écouter me dire qu’il est désolé que je le voie dans cet état et que je ferais mieux de m’en aller. Croit-il sérieusement que je vais partir ? Oui, il me tarde de retrouver mon lit, il me tarde d’enlever ces chaussures qui me font mal aux pieds, mais ce ne sera pas maintenant. Ce ne sera pas avant que je sois certaine qu’il va bien, qu’il ne va pas se mettre en danger ou un truc dans le genre.
Je le fixe et me mordille légèrement la lèvre. Il a l’air tellement mal. Je suis quasiment sûre que ce n’est pas seulement à cause de l’alcool et de la drogue. J’ai l’impression qu’il est triste. Complètement perdue. Je ne peux définitivement pas le laisser comme cela.

« Est-ce que tu me demandes vraiment de te laisser tout seul, au beau milieu de la nuit, dans cet état, dans un parc pour enfants ? Tu es sérieux ? Non, parce que je ne crois pas que ça soit l’idée du siècle, tu vois. Imagine, les flics passent et t’embraquent, ou pire, tu te fais kidnapper par un sérial killer, ça craint. Ca craint vraiment. »

Ok, je dois me taire. Je divague complètement et pourtant, ce n’est pas moi qui aie abusé de la boisson et autres substances. Je lui adresse un petit sourire amical et je décide de poursuivre.

« Je ne vais pas te laisser, Noa. Je ne vais nulle part, sauf si tu m’accompagnes. Mon appartement n’est pas très loin, tu pourras au moins te réchauffer et… J’sais pas. Etre plus à l’aise, hum ? »

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MessageSujet: Re: et on dit bonjour aux étoiles - alyssa   Mar 30 Juin - 5:31


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Il essaie de la regarder, d'abord. Parce qu'il a le sentiment que c'est ce qu'il faudrait faire pour lui annoncer qu'elle peut rentrer. Pour lui faire croire que son confort à elle outrepasse sur son malaise à lui. Pour la convaincre que même bourré, même défoncé, il peut se gérer. Qu'il n'est pas le connard que certains croient qu'il est. Mais le visage d'Alyssa, à peine éclairé, se confond dans un méli-mélo de traits et d'ombres qui tournent doucement. Tourbillon de l'esprit ivre, bateau sur les eaux glaciales de la décadence. Alors, il préfère baisser les yeux. Il se rassoit même sur le banc tandis qu'il parle et un frisson lui échappe. La nuit est froide et si l'alcool l'a tout ce temps maintenu à flot, il sent désormais la morsure glaciale de Brighton by night.
Il n'a pas envie qu'Alyssa s'occupe de lui. Oui, peut-être se considère-t-il un peu comme une âme à la dérive qui mériterait d'être sauvée. Mais il ne veut pas que ça soit Alyssa. A travers la lumière qu'elle dégage, il peut deviner la présence de Primrose. Ses sourires et ses larmes, les longues discussions qu'elles ont dû passer à décider si oui ou non Noa méritait qu'on le plaigne. Et penser à Primrose, ça le rend terriblement triste. Parce qu'il revoit aussi son regard blessé lorsqu'elle l'a trouvé pendu aux lèvres d'un autre, d'un gars. Alors non, il ne veut pas que ce soit elle. Pas Alyssa. Il ne veut pas qu'elle ait quoi que ce soit à raconter à Primrose qui briserait un peu plus l'image déjà minable qu'elle a de lui.
« Est-ce que tu me demandes vraiment de te laisser tout seul, au beau milieu de la nuit, dans cet état, dans un parc pour enfants ? Tu es sérieux ? Non, parce que je ne crois pas que ça soit l’idée du siècle, tu vois. Imagine, les flics passent et t’embraquent, ou pire, tu te fais kidnapper par un sérial killer, ça craint. Ca craint vraiment. » Finalement, il n'a pas l'air du tout capable de se gérer seul. Il est gêné, sous son masque de drogué, d'avoir proposé un si mauvais plan. Quelle personne sensée irait laisser un ami seul et défoncé comme il l'était ? Alors, il glisse une main dans ses cheveux légèrement poisseux de la soirée éprouvante qui vient de passer. Il ne pense même pas à rire de la blague d'Alyssa. Il la comprend pourtant mais ses neurones ne connectent pas assez vite. Ou alors, trop vite, et ils ont déjà oublié l'anecdote.
Alors, Alyssa annonce qu'elle ne bougera pas, pas sans lui. Elle lui propose d'aller chez elle et il fronce les sourcils, non certain d'avoir bien compris, le visage encore tourné vers le sol. Alors, il lève la tête et demande confirmation :

-Pas loin, tu dis ?

En fait, il ne sait pas du tout où il se trouve. Les parcs pour enfants, on en trouve plein, à Brighton. Et tous se ressemblent, d'autant plus lorsqu'on est totalement saoul. Il y passerait même la nuit, s'il le fallait. C'était d'ailleurs dans ses projets, avant qu'Alyssa ne débarque. Mais un toit pour la nuit, comment refuser. Il se met debout, de son presque mètres quatre-vingt et manque de choir. Il se retient à l'épaule de la jeune fille et s'efforce de rester droit, juste pour quelques secondes. Il ne veut pas être un boulet ni la voir regretter son attention. Il ne veut pas non plus qu'elle ait trop de détails de son état à pouvoir fournir à Primrose. Alors, droit comme un i, il ajoute :

-Si t'es sûre que ça te dérange pas. Ni toi, ni Iron Man, ni rien du tout... j'veux bien alors.

Iron Man, le chat de la jeune Anderson. Non pas qu'il ait confondu les deux demoiselles, plutôt qu'il n'ait pas trop réfléchi avant de parler.
Alors, ils se mettent en route. Il n'y a pas trente-six rues à traverser, tout juste le parc pour enfant et un trottoir à supporter. Mais ce sont de longues minutes qui défilent. Noa n'a jamais été aussi concentré pour marcher droit. Ses jambes se fichent d'ailleurs bien de ce qu'il veut : la ligne zigzague sous ses pieds. Et ses pas sont lents, prudents, autant qu'il peut. Et puis, ils s'arrêtent.

-On est arrivés entiers ? Pas kidnappés par un serial killer ni rien ?

Un sourire naît sur son visage. Finalement, trop lents, ses neurones.  

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