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when i hear you on the radio (ft. jasper)



 

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 when i hear you on the radio (ft. jasper)

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A drop in the ocean


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MessageSujet: when i hear you on the radio (ft. jasper)   Mar 23 Juin - 12:18


"l’amour n’est rien d’autre qu’un fantasme."
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J'avoue être assez fière de pouvoir présenter une émission de radio. Même si c'est de manière temporaire, j'ai envie trouvé quelque chose qui me plaît. J'aime parler aux gens, les aider et répondre à leurs questions. Je reconnais que je ne suis pas vraiment la mieux placée pour parler d'amour ayant moi-même été frappée par un choc assez terrible mais j'essaie de mettre ma vie personnelle de côté afin qu'elle n'affecte pas dans ma vie professionnelle. Vous imaginez si un jour, un homme me dit qu'il souhaite demander sa petite amie en mariage et que je lui réponds : oui mais faites attention, on meurs tous un jour. L'ironie du sort à donc voulu que je sois brisée et que je puisse malgré aider les autres. La chanson programmée se termine et de l'autre côté de la vitre, on m'indique que j'ai un auditeur. « Nous avons un nouvel appel. » Dis-je dans le micro. J'appuie sur le numéro de la ligne qui s'est allumée entre temps. Dans ma situation, je n'aurais probablement jamais osé appeler une émission de radio. Je n'aurais jamais été capable de faire le numéro pour obtenir des conseils ou juste une écoute. Mais je sais désormais que la radio c'est une bonne chose. On appelle de manière anonyme, on est pas obligé de donner son nom, beaucoup de gens se donnent des surnoms. Et c'est chouette, ça permet d'être écouté, aidé sans forcément tout déballer. Les appels se succèdent et pour être franche, je prend plaisir à écouter les gens et à leur répondre. C'est comme si c'était devenu une vocation et quand je suis au bout, je ne pense presque pas à ce qui se passe dans ma vie. Même si en réalité, il ne se passe rien... dans ma vie. Les appels sont sélectionnés par les gens qui travaillent avec moi, ceux qui sont de l'autre côté de la ligne. Il y'a un premier appel qui permet de faire un tri, ils enregistrent le nom que vous leur donnez (ou surnom) et vous demande en quelques mots la raison de votre appel. Et si il difère du précédent ou de ceux de la journée, en général vous passez rapidement à l'antenne. Une fois que j'ai appuyé sur le voyant, je suis donc en connexion avec la personne qui appelle. Et c'est là que tout commence. « Vous m'entendez ? » demandais-je ? Il arrive parfois que le réseau soit saturé et que ça coupe. Un inconvénient malgré tout. Ce que j'aime, avec la radio, c'est qui n'y a pas de préjugés physiquement principalement. On ne juge personne sur son apparence. On ne juge personne sur sa voix ou son histoire non plus.


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MessageSujet: Re: when i hear you on the radio (ft. jasper)   Mar 23 Juin - 17:55

when i hear you on the radio

wait, now my thoughts so cloudly, and my heart so crowded with pain. i'm so frustrated, like me soul's been taken away.

J'étais encore en train de me balader dans les rues de Brighton. Enfin, si on peut appeler ça se balader. Personnellement, je ne fais ça que pour m'occuper et me vider l'esprit, même si ça ne fonctionne pas vraiment. Les écouteurs enfoncés dans mes tympans, la clope en bouche, je rentrais lentement chez moi. Même si le seul "chez moi" est avec Rose. Mais elle n'est pas là. Elle n'est plus là. Je montais les marches de mon immeuble en jetant ma cigarette par-dessus la rampe, le concierge n'aura qu'à ramasser. C'est son boulot, après tout. Devant la porte de mon appartement - le 666, j'aurai pas pu tomber sur pire-, je tournais la clé dans le serrure. Depuis l'agression, ma vie était devenue une routine. Une succession d'actions. Je me levais, j'allais en cours, je me bourrais la gueule et je restais dans les rues, consommant deux paquets de cigarettes par jour au minimum, et je rentrais.
Je ne pris même pas le temps d'allumer la lumière que je filais dans ma chambre et m'étalais sur mon lit deux personnes. Vide. Il était vide. Je me rallumais une clope et mis la radio en marche, pour avoir cette impression de ne pas être tout seul. Ben tiens... Une émission pour des putains d'ados qui ne savent pas comment demander à leurs meufs de baiser avec. Mais la fille qui animait n'avait pas l'air si bête, quand elle répondait à tout ces ignares, qui ne savaient pas ce qu'était réellement la souffrance. Alors, je pris mon portable et composait le numéro de la ligne d'appel et j'attendais. Un mec me demandait mon prénom et en résumé ce que j'allais dire à l'antenne J'suis J. Je voudrais faire comprendre aux gamins ce que ça fait d'être veuf à 24 ans. Il y a eu un blanc pendant quelques secondes avant que le call-center ne m'annonce que je passerais dans quelques minutes. Une chanson un peu déprimante passait et je me laissais aller sur le rythme, jusqu'à ce qu'une voix se fasse retentir. Vous m'entendez ? Je contemplais pendant une dizaine de seconde le plafond, avant de répondre. Ouais, je vous entends, ouais. Je tirais une taffe et ne laissa pas le temps à l'animatrice de parler. J'ai 24 ans et ma femme est morte.
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MessageSujet: Re: when i hear you on the radio (ft. jasper)   Mar 23 Juin - 22:27


"l’amour n’est rien d’autre qu’un fantasme."
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Ils ont l'art de choisir les chansons qui vont passer. Malheureusement, j'ai pas encore mon mot à dire là dessus, je suis là depuis trois semaines et ils pensent que je suis trop jeune et trop inexpérimentée que pour passer des chansons. Mais soyons réaliste, j'ai déjà fait énormément de choses depuis mon arrivée et programmer une chanson n'a rien de compliqué. Au moment où la chanson allait se terminer, j'avais relevé la tête. Et là, j'avais lancé le début de la conversation. La réaction de l'auditeur ne se fit pas attendre. « Ouais, je vous entends, ouais. » Je n’eut pas le temps de réagir ni de répondre que l'auditeur continua son raisonnement. Ça, c'est quelqu'un qui a vraiment envie de besoin de parler à mon avis. « J'ai 24 ans et ma femme est morte. » Et ça m'a fait l'effet d'une bombe. Et si il y'avait quelqu'un qui pouvait parfaitement comprendre ce cas de figure et qui savait de quoi elle parlait, c'était bien moi. Il m'avait fallu quelques secondes avant de pouvoir réagir, ça m'avait totalement séché. Il y'avait eu un petit blanc et tout le monde dans la radio me fixait. C'était difficile de réagir en une demi seconde. Ils avaient pris les informations nécessaires mais ne m'avaient pas vraiment prévenus à temps. J'ai eu l'impression de m'entendre quelques semaines auparavant. Cela ferait probablement rire pas mal de personne mais à une époque, je me lamentais sur moi-même, je me parlais parfois et je me répétais souvent ''mon fiancé est décédé, j'ai seulement 23 ans, je suis déjà brisée''. Imaginez à quel point on se sent mal lorsqu'à notre âge, au lieu d'être heureux avec notre compagnon on se retrouve seul, face au monde extérieur. « Mes sincères condoléances... » Je ne savais pas quoi ajouter d'autre pour commencer, mon ton était compatissant sans pour autant attirer la pitié, loin de là. La première chose, à la radio, c'est d'essayer de mettre la personne avec qui on parle en confiance. C'est primordial, on ne va pas lui balancer à l'antenne directement ''comment ça c'est passé ?'' ou bien ''quand est-ce que ça c'est passé ?''. Un petit mot de sympathie, une compréhension est toujours la bienvenue. Ce que je voudrais tenter de faire c'est parler à J. de la manière que j'aurais aimé que l'on me parle. J'en savais un paquet sur le deuil maintenant même si je n'avais pas encore fait le mien. « Sachez que je suis là pour vous écouter et vous conseiller, sûrement pas pour vous juger. Si vous avez quelque chose sur le cœur, n'hésitez pas. » Essayer de paraître confiante c'est difficile. C'est sûr que si il y'en avait un qui tentait de juger, c'est à moi qu'il aurait à faire et de manière personnelle. Il y'a des choses avec lesquelles ont ne rigole pas et le deuil en fait partie. Beaucoup seront tentés de dire d'un mec qu'il pleure parce que sa femme l'a quittée c'est montrer sa faiblesse, dire qu'un homme est censé être fort et ne pas montrer sa souffrance bla bla bla. Au diable les préjugés. Je ne me met pratiquement jamais en colère mais lorsque je le suis, cachez vous, les assiettes vont voler. Il m'est déjà arrivé une fois ou deux de m'emporter à la radio pour essayer de faire entendre raison aux gens. La critique est facile, surtout lorsqu'elle n'est pas émise face à la personne.



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MessageSujet: Re: when i hear you on the radio (ft. jasper)   Mar 23 Juin - 23:09

when i hear you on the radio

wait, now my thoughts so cloudly, and my heart so crowded with pain. i'm so frustrated, like me soul's been taken away.

À un certain moment, j'ai eu un doute. J'ai cru que la radio m'avait coupé pour tel ou telle raison, mais non, la femme se remit à parler pour me présenter ses condoléances. Malgré son ton...compatissant, ça m'a un peu énervé. Non mais sérieusement, qu'est-ce que les gens en ont à foutre des condoléances des autres ? C'est pas ça qui va ramener le proche qu'on a perdu. Ce sont des paroles en l'air, que la plupart du temps, ne pensent pas les gens. Sachez que je suis là pour vous écouter et vous conseiller, sûrement pas pour vous juger. Si vous avez quelque chose sur le cœur, n'hésitez pas. Me conseiller ? Mais en quoi j'ai besoin d'être conseillé ? Comment mieux me tailler la veine, pour ressentir plus de souffrance ? Comment je peux fumer plus de clopes par jour ? Comment est-ce que je peux foutre ma vie en l'air encore plus que ce que je ne le fait déjà ? Non, c'est pas de ça dont j'ai besoin. J'ai besoin que les gens se rendent compte qu'on ne vit pas dans un monde tout mignon et tout gentil. J'ai besoin de partager ma souffrance, que quelqu'un en prenne un peu, parce que chaque jour, je sombre un peu plus dans le néant. Ca faisait même pas un an qu'on était marié. Elle et moi...c'était plus que le paradis. Il n'y a pas de mots pour décrire ce qu'on a vécu. Un amour plus que parfait. Je l'avais emmené au restaurant pour notre anniversaire de mariage, comme on le faisait chaque mois. On a été dans ce petit restaurant où je lui ai demandé de devenir ma femme. Et en rentrant, on est passé par une petite rue et... Je dus me taire quelques secondes et un sanglot s'échappa de ma gorge. Je respirai un bon coup et repris.Un gang ou je ne sais pas trop est sorti de nulle part. Ils ont d'abord commencé à me tabasser jusqu'à ce que je sois incapable de me relever. J'entendais ses cris, ceux de Rose, qui les suppliaient d'arrêter. Et ils s'en sont pris à elle. Ils l'ont rouée de coups, ils l'ont..déshabiller et...Putain, j'ai rien pu faire, j'essayais de rassembler mes forces mais un autre connard m'a foutu un coup et je me suis évanoui à ce moment-là. Et après...putain, j'ai pas pu la sauver. J'AI PAS PU LA SAUVER, MERDE. À présent, les larmes coulaient à flot et je n'arrivais pas à les arrêter. On avait percé un trou béant dans ma poitrine qui ne cessait de s'agrandir. Ils ont pris ma Rose...Ils ont pris ma Rose... Je me retrouvais en position foetale dans le lit. Exactement comme je l'ai retrouvé ce soir-là.
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MessageSujet: Re: when i hear you on the radio (ft. jasper)   Mer 24 Juin - 22:23


"l’amour n’est rien d’autre qu’un fantasme."
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Si ce que j'avais appris quelques secondes auparavant m'avait déjà fait l'effet d'une bombe, je savais au fond de moi que ce n'était que le début. Parler à la radio, ouvertement, d'une situation comme celle là est difficile. C'est la chose la plus difficile qu'on puisse faire. Et je n'osais même pas essayer de me mettre à sa place. Vous vous imaginez parler de vos soucis à la radio ? Vous mettre à nu et parler à des milliers de personnes d'un calvaire que vous avez vécu ? Je n'ai jamais su le faire. Mes auditeurs ne savent même pas ce que j'ai vécu et pourtant, pour faire confiance à quelqu'un, les confessions sont censées aller dans les deux sens. Les gens s'ouvrent à moi sans même me connaître. « Ca faisait même pas un an qu'on était marié. Elle et moi...c'était plus que le paradis. Il n'y a pas de mots pour décrire ce qu'on a vécu. Un amour plus que parfait. Je l'avais emmené au restaurant pour notre anniversaire de mariage, comme on le faisait chaque mois. On a été dans ce petit restaurant où je lui ai demandé de devenir ma femme. Et en rentrant, on est passé par une petite rue et... » L'auditeur marqua une petite pause et petit à petit, je me sentais démunie. Perdue. J'imaginais parfaitement la suite, même si j'aurais préféré le contraire. « Un gang ou je ne sais pas trop est sorti de nulle part. Ils ont d'abord commencé à me tabasser jusqu'à ce que je sois incapable de me relever. J'entendais ses cris, ceux de Rose, qui les suppliaient d'arrêter. Et ils s'en sont pris à elle. Ils l'ont rouée de coups, ils l'ont..déshabiller et...Putain, j'ai rien pu faire, j'essayais de rassembler mes forces mais un autre connard m'a foutu un coup et je me suis évanoui à ce moment-là. Et après...putain, j'ai pas pu la sauver. J'AI PAS PU LA SAUVER, MERDE. » Pas un mot, c'était le silence total. De mon côté de la vitre et de l'autre également. Mes collègues écoutaient avec attention de moi, mon visage se détériorait. Comme c'était possible de faire preuve de cruauté comme ça ? De la barbarie, pure et simple. Je n'ai jamais compris comment les gens pouvaient faire preuve d'autant de mal. C'est malsain de voir ce que le monde devient, comme il tourne, de voir que les gens n'ont aucune gêne. Une atrocité. Je n'ai jamais compris et je ne comprendrais jamais. Même si je ne me souviens pas de ce qui c'est passé, je m'en veux déjà d'avoir enlevé deux vies, d'avoir tué les deux personnes qui m'étaient les plus chères. Mon fiancé et mon frère. Je les ai tué et pour ça, je m'en voudrais toute ma vie. Y'a pas une seule seconde où je me dis que ce n'est pas ma faute. Parce que c'est ma faute, je les ai tués. « Ils ont pris ma Rose...Ils ont pris ma Rose... » ça m'avait glacé le sang. Littéralement, j'étais séchée, incapable de répondre quoi que ce soit. Je me plaignais souvent de la manière dont Aidan m'avait été enlevé mais j'avais de la chance de ne pas me souvenir de ce qui c'était passé. Je devais en prendre conscience. Oui, il était parti, mais il n'avait pas souffert. Et je pouvais m'endormir le soir sans voir ce qui c'était passé. Ce n'était pas le cas de J., à l'autre bout de la ligne. Je ne trouvais pas les mots, vraiment pas. J'étais vraiment séchée, bloquée, perdue. A bout de souffle pratiquement. Je n'avais pas le choix que d'essayer d'embrayer sur quelque chose parce que rien ne suffirait jamais à enlever la douleur qu'il ressentait. Jamais. Et j'en savais quelque chose. « On a facilement tendance à oublier que la vie n'est pas juste, en réalité, elle ne l'est jamais. Perdre quelqu'un, ce n'est pas juste dire au revoir à un être, c'est perdre une partie de soi. » Je tentais de m'adresser de manière à toucher les auditeurs, quels qu'ils soient. Parler des problèmes de couples, essayez d'aider des adolescents à avouer ce qu'ils ressentent, ça reste facile. Mais tenter de raisonner quelqu'un qui a perdu sa fiancée, qui a vécu un enfer, c'est une autre histoire. Et ça, peu de gens arriveraient à passer au dessus. Je perdais tout mes moyens et je n'étais qu'à la radio. Et entendre un témoignage me faisait repenser à ce que j'avais aussi perdu. Je me rendais compte que, petit à petit, je tentais de partager aussi ce que j'avais vécu mais à la radio, c'était trop douloureux de le faire. C'était m'ouvrir, et ça, je ne pouvais pas. « J'ai récemment perdu quelqu'un moi aussi. Et je comprend ce que ça fait de se sentir démuni, de se sentir mal et de se dire qu'on a rien pu faire. C'est la pire des sensations. C'est un véritable cauchemar. Non seulement ça ne fait pas revenir ceux que l'on perd mais à y penser on se fait encore plus de mal. Lâcher prise est presqu'impossible. » Je perdais mes mots et je savais au fond de moi que les larmes ne tarderaient pas à monter. Et j'allais encore une fois revivre mon pire cauchemar. Je tentais depuis quelques secondes maintenant de ne pas m’effondrer. Et ça, ça allait être difficile. Et si j'y arrivais, c'est que j'étais prête à faire face au monde après la tragédie. Je devrais m'ouvrir moi aussi. Je devrais le faire, un jour où l'autre, autant commencer petit à petit.



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Citation :
- fais comme chez toi désolé du pavé (j'ai du me forcer à stopper)!

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MessageSujet: Re: when i hear you on the radio (ft. jasper)   Ven 26 Juin - 16:45

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On a facilement tendance à oublier que la vie n'est pas juste, en réalité, elle ne l'est jamais. Perdre quelqu'un, ce n'est pas juste dire au revoir à un être, c'est perdre une partie de soi.J'ai récemment perdu quelqu'un moi aussi. Et je comprend ce que ça fait de se sentir démuni, de se sentir mal et de se dire qu'on a rien pu faire. C'est la pire des sensations. C'est un véritable cauchemar. Non seulement ça ne fait pas revenir ceux que l'on perd mais à y penser on se fait encore plus de mal. Lâcher prise est presqu’impossible. J’ai peut-être jugé l’animatrice trop vite. Elle avait ce ton…ces mots… elle pouvait comprendre ce que je ressentais. J’ai cette tendance  à juger les gens trop vite, à croire que le monde entier est heureux, mis-à-part moi. Que je suis le seul et unique à souffrir. Mais c’est faux. Cette fille a l’air d’avoir vécu un enfer, elle aussi. Je m’en foutais à présent qu’il y aie des adolescents qui écoutent l’émission, il n’y avait plus qu’elle, qui partageait ma souffrance, et mes confidences.
Quand j’ai perdu Rose, je suis resté pendant une heure entière à la garder dans mes bras, à la pleurer, à la supplier qu’elle se réveille. C’est bête, mais je lui ai donné de longs baisers, comme si j’étais son prince charmant…  J’embrassais son crâne..Et ses cheveux avaient toujours ce parfum de camomille, à cause de son shampoing. Dieu sait que j’en avais marre de ce shampoing mais je ne l’ai jamais autant aimé que ce jour-là. Comme si elle était toujours un peu..vivante. Mais quelqu’un est arrivé et nous a trouvé. J’avais arrêté de pleurer, mais elle était toujours dans mes bras, je voulais pas la laisser partir, je voulais pas qu’on me la prenne.. 
Les larmes ravageaient mon visage. C’était la première fois depuis sa mort que je pleurais. Je ne m’en croyais plus capable, ayant pleuré longtemps sur son corps inerte. Mais tout ressasser, à haute voix… C’est différent. Ca rend les choses plus réelles. Il y a un dicton qui dit qu’un seul être vous manque et tout est dépeuplé. C’est pire que ça. Cet homme devait avoir perdu son chat pour dire une connerie pareil. J’ai perdu mon âme, elle s’est envolée avec elle. Je souhaite tellement que cette enveloppe corporelle s’en aille avec. Je veux rejoindre ma Rose et je suis déterminer à le faire. En lâchant un dernier sanglot, je raccrochais le téléphone. J’allais le faire. Ce soir, j’allais le faire, une bonne fois pour toute. J’allais rejoindre Rose, en haut, et on allait enfin être heureux pour l’éternité. Mais je ne voulais pas avoir mal. J’allais me bourrer la gueule une énième fois et puis prendre une boite de somnifères. Ca devrait le faire. J’allais fouiller dans ma réserve d’alcool si quelque chose pouvait me convenir. C’était vide. Merde. Je devais me taper le bistrot. Bah, ça me ferait une dernière petite balade, au moins.
Une vingtaine de minutes plus tard, j’étais au Grand Central, dans les north laines, m’adressant au barman. Vous m’mettrez un verre de bière, mais rempli de whisky, s’il vous plait. Ca m’évitera de vous rappeler toutes les minutes.
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MessageSujet: Re: when i hear you on the radio (ft. jasper)   Dim 12 Juil - 15:43


"l’amour n’est rien d’autre qu’un fantasme."
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Ouvrir son cœur lorsqu'on a vécu une tragédie en étant aussi jeune, c'est difficile. Probablement la chose la plus difficile du monde. On prend conscience que c'est vrai, que c'est arrivé et qu'on n'a pas fait un mauvais rêve. C'est difficile de se dire que sur un instant, tout a basculé parce que c'est le cas. Il aura fallu quelques secondes et paf (oui, le bruit du camion), notre vie est devenue un enfer. Et encore, je me considère chanceuse d'être en partie amnésique. De m'être réveillée et de ne m'être souvenue de rien. Mais il me manquait, il n'étais pas à mes côtés et lorsque le visage de ma mère s'est détérioré, j'ai compris tout de suite. « Quand j’ai perdu Rose, je suis resté pendant une heure entière à la garder dans mes bras, à la pleurer, à la supplier qu’elle se réveille. C’est bête, mais je lui ai donné de longs baisers, comme si j’étais son prince charmant… J’embrassais son crâne.. Et ses cheveux avaient toujours ce parfum de camomille, à cause de son shampoing. Dieu sait que j’en avais marre de ce shampoing mais je ne l’ai jamais autant aimé que ce jour-là. Comme si elle était toujours un peu..vivante. Mais quelqu’un est arrivé et nous a trouvé. J’avais arrêté de pleurer, mais elle était toujours dans mes bras, je voulais pas la laisser partir, je voulais pas qu’on me la prenne.. » Des sanglots, de l'autre côté du téléphone. J'étais abasourdie. Perdre une personne c'est horrible. En perdre deux, c'est insurmontable. Je sais que tout est de ma faute, je ne me le pardonnerais jamais. Je sais que j'aurais dû faire plus attention. Mais c'est fait et malheureusement, je ne peux pas revenir en arrière et ça, ça empire encore plus les choses. Ajoutez à la culpabilité un peu d'impuissance et vous obtenez une Dylan complètement déprimée qui se rend petit à petit compte que son existence est vouée à l'échec. Dans le fait d'être deux dans le même cas, je ne sais même pas ce qui est le pire, se dire qu'on est pas seule ou se dire que malheureusement, ça arrive à trop de monde. Je n'eu pas le temps de tenter de répondre que mon interlocuteur c'était empressé de reprendre la parole. « Il y a un dicton qui dit qu’un seul être vous manque et tout est dépeuplé. C’est pire que ça. Cet homme devait avoir perdu son chat pour dire une connerie pareil. J’ai perdu mon âme, elle s’est envolée avec elle. Je souhaite tellement que cette enveloppe corporelle s’en aille avec. Je veux rejoindre ma Rose et je suis déterminer à le faire. » Ce sont des mots, qui, lorsque vous les entendez, vous glacent le sang. C'est véritablement ce que je ressentais sur le moment, c'était la première fois depuis que je travaillais à la radio que j'entendais quelqu'un pleurer et me parler de choses que j'avais vécu, que je comprenais donc totalement. J'étais restée inerte derrière le micro, glacée peut-être, occupée à encaisser ce que j'avais entendu et la menace d'un potentiel suicide. Les gens ont une facilité déconcertante de dire ce genre de choses, de dire qu'ils vont mettre fin à leurs jours. C'est horrible à dire mais toute ma vie, ma mère m'a répété que personne n'était irremplaçable. Bien que ce soit vrai, c'est malgré tout faux et injuste. Et au moment où j'allais répondre, ça c'était coupé. Plus personne au bout du fil. Je levais les yeux au ciel, je me sentais impuissante. Et conne. Avec un léger sanglot, j’annonçais la fin de l'émission, il me fallu un moment pour retomber sur mes pattes. « L'émission touche à sa fin. N'oubliez pas la vie est injuste, contentez vous de ce que vous avez et ne considérez jamais quelqu'un pour acquis, sur ce, je vous souhaite une agréable soirée. » Je fis signe de couper le micro, je restais figée cinq petites minutes, temps durant lequel avait été lancé une chanson et après je me levais et j'attrapais mon sac. C'était beaucoup d'émotion pour une seule soirée, je me sentais seule, démunie et si mon dernier interlocuteur venait effectivement à mettre fin à ses jours, j'aurais sa mort sur la conscience, même si je ne le connaissais pas. Ma tête allait exploser. Je quittais la station sans un mot et je traçais dans les rues à la recherche d'un endroit où me poser, où tenter de me calmer et surtout, où je pourrais me changer les idées en tête à tête avec de l'alcool. Je poussais la porte du Grand Central une grosse dizaine de minutes après et je m'installais au bar et je m'empressais de commander. « Une Tequila s'il vous plaît. » L'alcool n'est pas la réponse à tout, l'alcool ne résout absolument pas le problème mais ce n'est pas en buvant de l'eau que je me sentirais mieux. Et puis, la Tequila c'est comme le vin, ça résout au bout d'un moment (quand on a arrêté de les compter). J'avais besoin de prendre un peu de recul par rapport à ce qui c'était passé ce soir. Le monde est cruel, le monde est mal fait.



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when i hear you on the radio (ft. jasper)

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